Dessin 3/4 « Moderniser » – Les enjeux démocratiques

Focus Dessins

Dessinatrice : Claire Robert

La démocratie, entendue comme le droit des peuples à disposer d’eux- mêmes, est indispensable pour penser une transition écologique juste. Les populations les plus vulnérables et marginalisées sont aujourd’hui les premières victimes environnementales. Pourtant, leur voix reste peu entendue dans la définition des politiques environnementales.

Les cadres légaux peuvent parfois s’avérer essentiels pour faire respecter le droit des populations et de l’environnement. C’est par exemple cas en Inde et en Nouvelle-Zélande ou des fleuves ont été reconnus comme « personnalité juridique » , leur conférant ainsi des droits propres. C’est également le cas de la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail, qui reconnaît un ensemble de droits fondamentaux essentiels à la survie des peuples autochtones pour les pays l’ayant ratifiée. 

Mais les outils juridiques sont aussi parfois utilisés pour restreindre les droits des défenseurs et défenseurses de l’environnement. Le brevetage des semences qui met en péril le droit aux semences paysannes illustre la difficulté des populations locales à prendre en main le destin écologique de leurs territoires. Les semences paysannes représentent un enjeu crucial pour la mise en place de systèmes alimentaires résilients, capables de s’adapter aux changements climatiques et d’offrir des conditions de vie décentes aux communautés paysannes. En France, la question de la gestion collective des ressources en eau se pose également avec les mobilisations autour des projets de méga-bassines qui bénéficient aujourd’hui à moins de 5% des agriculteur.rice.s Le collectif Bassines Non Merci réclame une gestion collective de l’eau qui soit juste et transparente. Dans un système où les lois protègent les intérêts économiques privés avant ceux des citoyens et citoyennes, la légitimé se retrouve souvent confronté à la légalité. La désobéissance civile peut alors apparaître comme un remède efficace pour faire entendre le droits des populations.

Par ailleurs, un long chemin reste à parcourir pour protéger les défenseurs et défenseuses de l’environnement. Partout dans le monde, des militants écologistes sont réprimés, criminalisés et parfois même assassinés. La Colombie est le pays reste le pays avec le plus grand nombre de militant.e.s écologistes assassiné.e.s chaque année. Il y a donc un fort enjeux à visibiliser et protéger les lanceurs et lanceuses d’alerte qui mettent en danger leur vie pour protéger le vivant. 

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